Se connaître pour agir

Se connaître pour agir-Désir,Coaching,Conseil,SéanceAu carrefour de ma vie professionnelle, éprouvant le désir d’évoluer vers des fonctions plus épanouissantes, je me suis tourné tout
« naturellement » (pour moi) vers un coaching sans savoir précisément de quoi il s’agissait.

L’idée d’être conseillé, assisté prévalait.


Or les premiers pas réalisés au cours des séances m’ont amenés à remettre la réalité en perspective. 
Parlant de réalité, je devrais parler –comme pour chacun d’entre nous- de ma (notre) réalité.

Nous sommes ce que nous sommes et non ce à quoi nous essayons inconsciemment le plus souvent de ressembler pour de multiples raisons ... désirs des parents, de la famille, idéaux inculqués qui constituent des « fondamentaux intangibles » que nous n’osons pas remettre en cause.

Si tout est en nous et dépend de nous, encore faut-il en prendre conscience. Ca m'a été « révélé » par le coaching, à travers l'expérimentation.

« Demain ne sera pas comme aujourd’hui. Il sera nouveau et dépendra de vous. Il est moins à découvrir qu’à inventer. »

Par cette réflexion G. Berger nous invite donc à trouver notre identité en développant notre imagination pour mieux créer demain, notre demain.

Mais sur quelles bases pouvons-nous l’inventer ?

Notre identité profonde est réflexion et renvoie à son « totem » symbolique le miroir.

Une image me vient, celle de la reine dans le conte « blanche neige » qui interroge quotidiennement son miroir pour qu’il lui dise qu’elle est la plus belle.

La réflexion (l’image qui m’est renvoyée) peut tout d’abord s’entendre positivement en la capacité de penser, de se concentrer sur des idées ou des sentiments pour mieux les analyser, les faire siens ou les modifier.

Réfléchir suppose une bonne maîtrise de soi pour être plus à même de la « réfléchir » vers l’autre ou vers les autres. Elle demande temps, calme, recherche, profondeur....

Négativement entendu, ce miroir peut devenir un alibi au service de notre égo qui est là pour nous rassurer (pensons-nous le plus souvent) et non pour favoriser une introspection.

De ce fait, le rapport à l’autre peut être faussé puisque l’on peut « tomber » dans l’immédiateté, le préjugé, l’a priori.

Faire des réflexions peut nous conduire à étaler nos préjugés, heurter l’autre, refuser sa différence, ne pas voir nos ressemblances …

Le miroir, nous vient du latin « speculum » (spéculation, réflexion) afin de permettre de mieux refléter les lois divines et autoriser ainsi les hommes à les connaître.

Le miroir parle aussi d’autorisation donc d’autorité et de ce qui fait autorité.

Appliqué au coaching, ce miroir qui nous renvoie notre image et que l’on décide de s’approprier nous permet de nous questionner pour être à même de mieux s’interroger sur ce qui a toujours fait autorité tout au long de notre chemin (croyances, valeurs, pensée …) qui nous renvoie quelquefois à un conservatisme sclérosant niant souvent notre propre réalité et à un état que l’on vit quotidiennement dans notre société occidentale : la PENSEE UNIQUE.

Ce miroir a donc un double rôle.

Passif, il reçoit une image formatée.

Actif, il montre et nous renvoie notre image et celle des autres, nos semblables, qui sont eux-mêmes autant de miroirs et qui sont prêts eux-mêmes à « refléter », « réfléchir ».

La réflexion réclame donc prudence et attention car elle doit toujours être tournée vers notre propre lumière (sans narcissisme) et non vers son reflet qui conduirait à des généralisations aussi inutiles que vaines.

Savoir, vérité, fausseté, imagination, règles... il nous faut prendre conscience de ce que nous sommes, de nos idées, de nos principes, avant d’envisager de les refléter dans la « tête » de l’autre en imaginant ses propres interdits pour réfléchir un objet, un concept manifesté et tromper l’illusion des apparences puisque comme nous le savons tous, le miroir renvoie une image inversée de la réalité alors que nous devons au contraire renvoyer une complète similitude.

Au travail donc car le futur (notre avenir) appartient à ceux qui s’interrogent et l’imaginent, dès aujourd’hui.

Osons donc !

André Goix



Echanges ...

W- « André, pourrais-tu développer très concrètement en quoi pour toi « miroir et coaching » ne font qu’un ? »

A- « L’association chez moi procède d’une prise de conscience au cours du coaching de mon rapport (conflictuel) à l’autorité.

Cadre supérieur dans le monde financier, technicien du droit et de la fiscalité, j’avais un sentiment diffus d’insatisfaction que je ne m’expliquais pas consciemment. J’aimais le droit, la technique, les montages à réaliser qui procèdent d’une démarche ludique.

J’étais apprécié pour mon savoir faire, mes qualités techniciennes, de négociateur quand elles s’avéraient nécessaires. Il n’empêche que…

En fait, après avoir remonté le temps, retracé mon parcours, l’avoir analysé, il m’est apparu que le manque était de n’être pas un des décideurs de l’entreprise qui m’employait.

Agir donc, faire agir, et ne plus subir. »

W- « Une dernière question. Que veux-tu dire quand, évoquant le reflet du miroir tu écris, « que nous devons au contraire renvoyer une complète similitude » ? »

A- « En fait, je vise ici la vérité de ce que nous sommes réellement. Nous nous devons d’être nous-mêmes tant par égard de nous-mêmes que des autres. Il ne peut y avoir de vraies communications à quelque titre que ce soit (amicales, amoureuses, professionnelles) sans vérité, sans authenticité.

La vie est trop courte pour continuer à endosser un habit et un rôle qui ne nous ressemblent pas. »

W- "Merci André pour ces paroles chargées de sens..."


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