Le chemin vers soi

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Dans la découverte de notre intériorité, à la recherche de ce souffle qui nous fait homme, nous visitons le monde et nous visitons notre monde, intérieur, pour découvrir l'autre côté d'Adam, l'autre côté de chacun de nous*.

Derrière toute chose existe un potentiel immense. Certains le nommeront l'inconscient, d'autres diront, une autre partie de nous-mêmes. Aller vers ce potentiel c'est redescendre en soi, pour repérer toutes ses "énergies" et, un jour, les reconnaitre et les assumer.

Cette potentialité très forte contient ce que nous sommes avec toutes ses polarités. Certains diront le bien, le mal. D'autres évoqueront tout autant notre capacité d'amour qu'une autre part de nous-mêmes, chargée de violence.


"Ça hurle, ça pique, ça mord, ça déchire, ça tue à l’intérieur de nous", Basile de Césaré
 

Nous pouvons interroger cette violence, hors des lois morales, comme énergie à part entière, présente en nous. Il nous faut apprendre à la pénétrer, à la nommer pour l'intégrer.

Découvrir en nous nos parts d'orgueil, de médisance, de violence pour les assumer, fait partie de ce chemin vers soi. C'est ainsi - pour prendre une métaphore biblique - que nous construisons l'arbre de la connaissance, en nous, en plein cœur du jardin d'éden, jardin de jouissance, où nous avons à faire croitre nos "fruits".

Nous sommes cet arbre planté, à la rupture des eaux. Nourris par nos racines d' "en haut", le sacré en nous, et nos racines d' « en bas », nos origines, notre histoire, notre famille.

La vigilance est de mise sur ce chemin car le fruit de la connaissance qui nous fait découvrir les lois fondamentales, celles qui président à la dynamique de vie, n’est pas sans effets. Si nous mangeons de l'arbre de la connaissance avant d’être capables d’accéder à cette connaissance ... Nous pouvons mal employer cet apport nouveau. Car cette découverte nous fait "muter".

Si nous ne sommes pas "devenus " ce fruit, nous mutons "en régression". Si, au contraire, nous sommes prêts à faire cette découverte, nous accédons au sacré, en nous. Nous sommes bien loin ici de la notion de bien et de mal, mais plutôt de l'accompli et de l'inaccompli.

Cette connaissance se fait dans le rapport étroit du corps et de l'esprit. Notre chair ne peut être séparée de son intériorité. Si nous chutons, si nous nous exilons loin de notre terre nourricière, ce sceau qui a été posé entre corps et esprit est détruit, et nous vivons un retournement, une révolution du principe même de notre vie.

C'est un chemin qui se fait, petit à petit. Cette vérité du vivant, c'est a nous de la découvrir, quand il est temps pour nous de le faire.

Et la route qui nous y mène est semée d'épreuves. L'épreuve n'est pas un problème, elle est essentielle pour grandir. "Éprouver " c'est ressentir.

Ainsi l'homme va rencontrer ses démons, cet autre en lui-même, et dans ses "derniers enfers" il découvrira qu'ils n’ont qu’un pouvoir … celui qu’il leur donne.

Ce sacré qui s'est retiré de lui, qui s'est retiré en lui, laisse la place à une marche qu'il entreprendra vers lui-même et l'appellera à une nouvelle naissance.

Et dans cette quête, qui nous fait nous rappeler qui nous sommes, c'est un chant qui émerge, comme une "prière", que l’on formule pour soi...










* Je m'inspire librement d'un podcast diffusé sur radio France, les racines du ciel où Annick de Souzenelle évoque "le cheminement vers soi".




 
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Tags Tags :  Soi   Chemin   Amour   Violence   Epreuve   Naissance 

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