Femmes de rêve

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Le néon grésille. Il attend que l’écran affiche un « Game Over » qui ne vient pas. Et pour cause, ce n’est pas un jeu. Où est-il ? Que se passe-t-il ?

Il veut me parler de son rêve, ça lui paraît important de le partager avec moi, soit.

Rien ne lui reste de la première partie mais la seconde est bien présente en sa mémoire.

La voix d’une femme connue, il y a bien longtemps, lui revient comme la réminiscence d’un devoir oublié … Quelque chose d’une assignation à comparaitre flotte dans l’air.

« Je dois charrier du lourd avec elle pour me sentir poursuivi jusque dans mes rêves … ».

Ça se confirme, il est poursuivi en justice, la justice des rêves plane sur lui.
 

Et là, il se retrouve dans une station de vacances, des débris encombrent la salle. Il voit une autre femme, éminemment dangereuse celle-là, elle est armée … Diable, que de violences féminines !


Quelque chose en moi – qu’est-ce que ça peut être ? – accueille cet homme quelque peu dépassé par ce féminin, trop présent, trop armé.


Je l‘aide à faire quelques pas en cet univers qui lui rappelle que cette part féminine en lui a envie de se faire entendre.

Nous la faisons parler.

De balbutiement, elle se transforme en discours.

Du discours émerge l’envie.

Et de l’envie nait le chemin.

Éclore au monde
.


Et si nos rêves parlaient pour nous ? Et si nos rêves parlaient de nous ? Quel antre sacré nous resterait-il ?





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Tags Tags :  Rêve   Féminin   Eclore 

Commentaire(s) :

1. Par Françoise le 08/04/2012
et si nos rêves n'étaient que du cinéma ?
un film dont le sujet serait la révélation de nos désirs ou secrets enfouis sous le poids du présent ?
2. Par Wadih le 08/04/2012
Et la vie, un film que l'on se fait ?

Merci Françoise pour ces mots que tu m'as transmis et que je m'autorise à reprendre ici, en partie...

"Au réveil   ce matin - encore, encore - cette sensation de perte. Dans mes rêves, des passages entiers de la Sonate de la Résurrection m'apparaissent scintillants, mais s'évaporent avant que je n'ai pu les capter par des mots. Quand je m'installe à mon bureau le travail est si lent et si maladroit que j'ai l'impression de déplacer des sacs de ciment, alors que dans mon sommeil  les thèmes tournoient et s'entrelacent telles des ballerines sur la scène...", Nancy Huston - Instruments des ténèbres

Tu m'as donné envie de la lire ...

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